Pourquoi la philosophie n’a-t-elle pas tiré profit de la psychanalyse ?

http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=RDM_037_0217

La fameuse devise « connais-toi toi-même » va de pair avec la recherche philosophique de la sagesse. On aurait donc pu s’attendre à ce que les philosophes s’intéressent de près à la psychanalyse. Il semble pourtant que la plupart l’ont perçue comme une rivale qu’ils pouvaient ignorer, disqualifier ou dépasser. Alors que la formation en philosophie se fonde sur la lecture de textes et le fait de penser par soi-même, la cure passe par une relation de parole avec un autre physiquement présent. De plus, la conception philosophique de la connaissance de soi est imprégnée de l’idéal de s’assimiler à Dieu et d’un désir de maîtrise. L’analysant, au contraire, est invité à renoncer à sa maîtrise afin d’établir un contact avec des pensées et des désirs qui ne s’accordent pas avec le sentiment d’être transparent à soi-même. Enfin, la formation philosophique implique généralement une certaine confiance dans le sens commun et un manque d’expérience en matière de psychologie clinique. La souffrance psychique est le lot commun des névrosés, et les philosophes, comme tous les êtres humains, comme Freud lui-même, cherchent à s’en protéger. 

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