Projet STREET MEDIA TOTEM

Le STREET MEDIA TOTEM, pour une communication « ascendante » implantée dans l’espace urbain.

Le STREET MEDIA TOTEM enregistre et diffuse les témoignages d’habitants mobilisés autour d’une question de société.  Il consiste en un réseau d’objets électroniques, à vocation multimédia et reliés à l’Internet.  Ces objets sont créés par des jeunes (à l’école ou en ateliers parascolaires). Ils sont implantés (ou trimballés) dans les rues des quartiers populaires de la ville de Paris.

Le STREET MEDIA TOTEM est aussi un support d’innovation.  Il a l’ambition d’expérimenter les dernières avancées des technologies « iot » et « intelligence artificielle ». Il est rattaché aux outils de débat développés par l’association Concert-Urbain depuis 2002. Deux quartiers s’impliquent dans sa mise en œuvre : Porte de Vanves, 75014 et Masséna, 75013.

Ci-joint, un résumé des intentions du dispositif et quelques photomontages pour concrétiser les idées avancées.

Le STREET MEDIA TOTEM : nos intentions.

Le STREET MEDIA TOTEM questionne la forme que peut prendre un « média de proximité » installé dans la rue, accessible par « tous » et « partout ».

A l’échelle d’un quartier, il s’agit d’un travail collectif, structuré autour de la définition de problèmes et de solutions partagés :

  • Définir un problème affectant les habitants du quartier.
  • Cartographier les différents acteurs concernés par le problème.
  • Interviewer ces acteurs de manière approfondie (éthique et méthode de l’intervieweur).
  • Organiser une collecte de témoignages et d’avis à plus large échelle auprès des habitants (avec « mobinautes », armés de téléphones mobiles).
  • Utiliser la plateforme web pour collecter et organiser les avis.

Grâce des installations médiatiques innovantes, restituer le travail d’enquête ou les éléments d’un débat au détour d’une rue, dans un square, devant un supermarché.

Co-construction : en atelier peri-scolaire, FabLab et/ou Classe Techno.

  • Construire des supports lumineux.
  • Intégrer les composantes électroniques (recyclées, ou peu chères comme cartes Arduino, RaspberryPi, etc.) pour rendre les supports interactifs.
  • Programmer ces supports pour diffuser les témoignages recueillis.
  • Raccorder aux serveurs et au site Internet dédiés.
  • Tester les premiers prototypes dans un cadre festif, ludique.
  • Appropriation et validation par le quartier.

Installation de dispositifs dans l’espace urbain :

  • Assurer l’autonomie.
  • Sécuriser les dispositifs.
  • Tester leur usage ; ré-itérer et consolider.

Coordination des activités des associations du quartier pour valoriser leurs actions grâce « STREET MEDIA TOTEM ».  Montée en puissance des activités :

  • Organisation de nouveaux ateliers de parole, d’enquête et de débat pour renouveler le contenu.
  • Ateliers montage vidéo, éducation à l’image, etc.
  • Restitutions et activités publiques organisées autour du dispositif.

Formaliser le modèle de participation expérimenté :

  • Comment mutualiser ? rattacher au réseau de Conseils citoyens ?
  • Extension éventuelle de la technologie initiale (capteurs de mouvements, détecteurs de présence, équipement sonore adapté) ?
  • Modèle économique de « production » (avec partenariat Etudes et Chantiers, l’E.S.A.T. Regain, le P.I.L. Lazare Ponticelli ?)

Objectif à terme : Fédérer le tissu associatif autour d’un projet NTIC innovant qui valorise chaque contribution et renforce la participation à un débat de société.

Ci-dessous, quelques photomontages (sommaires !!!) pour concrétiser les pistes.

Des dispositifs « sauvages » :
Installations précaires, lumineuses, qui véhiculent un contenu issu d’ateliers conduits par les associations du quartier. Dispositifs construits par les jeunes et rattachés à un site Internet via router wifi.

Capture d_écran 2018-04-04 à 09.29.09

Des dispositifs complexes, plus fragiles, à monter en fonction de l’occasion :  Installation lumineuse associée à un moment de fête. Assemblage d’’écrans vidéo re-cyclés et de panneaux LED. Les vidéos restituent des images d’habitants qui répondent à une question de société, discutée en amont dans des ateliers et repris « in situ » par des équipes de jeunes « mobinautes ». Les panneaux LED permettent aussi d’afficher en temps réel des contributions spontanées, grâce à un QR Code lié à un site adapté à la téléphonie mobile.

Capture d_écran 2018-04-04 à 09.29.22

Capture d_écran 2018-04-04 à 09.29.15

Une installation plus pérenne, hébergée à l’intérieur d’un espace facile d’accès :
La communication devient un peu plus « officielle », rattachée aux plateformes institutionnelles…

Capture d_écran 2018-04-04 à 09.29.31

Une colonne « Mauricette » installée dans l’espace urbain.
Ici, les écrans sont placés en colonne et protégés par un revêtement (partenariat Decaux ?). Le photo-montage à gauche est très sommaire : on ne perçoit pas les écrans souples ni leur assemblage. Il faut imaginer des illustrations qui changent et des témoignages vidéos qui construisent des « dialogues » auxquels les passants peuvent contribuer.

Capture d_écran 2018-04-04 à 09.29.37

Il faudrait envisager des détecteurs de présence pour activer ces dispositifs (notamment pour régler le son), des capteurs installés dans le sol et rattachés à des programmes en « intelligence artificielle » pour explorer tout le potentiel d’une technologie relationnelle au service de la parole citoyenne en milieu urbain.

Il s’agit donc d’un projet qui a un fort potentiel d’innovation « socio-technique ». Idéalement, il est pérennisé grâce à un plan de développement qui bâtit des ponts entre l’éducation nationale, le monde associatif et les acteurs du secteur privé.

Le STREET MEDIA TOTEM : LA PROCHAINE ETAPE.

 L’urgence : le travail de design.  Il peut prendre plusieurs formes, à expérimenter auprès du grand public. Les photos ci-dessous reflètent les limites de ce « prototypage rapide » qui a néanmoins permis de cerner les contraintes techniques et les grandes lignes d’un futur Cahier des Charges détaillé.

Capture d_écran 2018-04-04 à 09.29.45  

Les grandes lignes :

  1. Le dispositif mobile a été créé avec des matériaux recyclés (Merci au Pole Innovant Lycéen, qui nous héberge, et Ma Ressourcerie, qui nous fournit le matériel).
  2. Il inclut une batterie d’automobile + convertisseur + plusieurs « hub » d’alimentation hiérarchisés permettent une autonomie de 4-6 heures.
  3. Des composantes (Raspberry Pi et Raspberry Zero) achetées en Chine, une connectique élaborée (qu’il faut « centraliser » et protéger des intempéries).
  4. Un site internet interactif « embarqué » ( lebonheurbrutcollectif.org et /ou conseil-citoyen.io).
  5. Des applications permettant des diaporamas ou vidéoramas.
  6. Des hauts parleurs et un ampli pour sonorisation en plein air.
  7. Une programmation qui permet de distribuer une image / un site sur plusieurs écrans.
  8. Un panneau LED, rattaché à un QR Code et mini-site, permettant d’envoyer des messages directement au dispositif.
  9. Un écran rattaché à un ipad, permettant de dessiner « en plein air » (tags NTIC !).
  10. Des surfaces permettant affichage conventionnel et un espace pour une décoration spontanée, lors d’animations « fête de quartier ».

L’horizon « intelligence artificielle » sera un champ d’expérimentation pour notre équipe technique l’année prochaine.  Nous avons déjà des pistes, il s’agit de les adapter au STREET MEDIA TOTEM.

Aujourd’hui, la priorité est le design d’un prototype non seulement plus robuste mais aussi porteur d’un imaginaire.

Les compétences que nous cherchons relèvent du design dans son sens large :

  1. Implication dans l’expérimentation en situation « réelle », pour remettre en cause les premières idées et ajuster la proposition aux contraintes du terrain ;
  2. Capacité à dégager PLUSIEURS pistes : en carton, en métal, en verre ; structures déployées, verticales, mobiles, au mur…  ( nous sommes très ouverts !)
  3. Intérêt pour les nouvelles technologies (nous avons une équipe technique) ;
  4. Souci de nous fournir, si possible, un prototype robuste (qui résiste à la « mutualisation »)
  5. Un intérêt pour les « contenus » et la manière dont le dispositif interagit avec son contexte citoyen (il s’agit d’habitants souvent très en marge des supports de « communication » en réseau ou pas).

Nous pouvons fournir du matériel, mais notre budget dépend des moyens de notre Conseil Citoyen, limités…

La Politique de la Ville nous soutient en 2017-18, et nous cherchons d’autres subventions pour compléter l’apport de la Fondation de France (2016).

La conceptrice du dispositif, Carol-Ann Braun, directrice de l’Association Concert-Urbain, est disponible pour encadrer en partie les élèves et fournir un retour structuré du terrain.

POUR UN RAPPORT DETAILLE AUPRES DE LA FONDATION DE FRANCE, QUI A SUBVENTIONNÉ CE PROJET : FDF_CONCERT_URBAIN_2018_BILAN

Contact : carolannbraun@free.fr

Publicités